Tribune d'Expression

Sainte-Foy Démocrate

A propos des logements sociaux

Juste avant les vacances d’été, j’ai discuté avec un habitant de La Plaine Chantegrillet qui me faisait part de la « peur des habitants de Chantegrillet devant l’hypothèse de logements sociaux parmi les constructions futures en lieu et place de l’actuelle école primaire ». Lui ayant demandé d’où venait cette crainte, il m’a dit : « malheureusement, les personnes ont peur que les logements sociaux ne soient synonymes de délinquance ».

Dans le monde complexe dans lequel nous vivons, loin de nous l’intention de juger les personnes qui entendent fréquemment que tous les maux viennent des personnes différentes d’elles. En revanche, nous pensons que, devant la dangereuse montée des populismes de tous bords, devant le jeu « malsain » qui consiste, pour amasser des voix, à avoir un discours stigmatisant envers certains, il est de notre devoir de rappeler que la France s’est construite avec et grâce à toutes les diversités culturelles qui en font sa richesse.

Rappelons que la loi SRU (loi relative à la Solidarité et au Renouvellement Urbains) prévoit un minimum de 20% de logements sociaux et que Sainte-Foy est encore assez loin de cet objectif. Ce n’est pas d’intégration dont nous avons besoin mais d’inclusion (c’est-à-dire d’une immersion avec les autres et non d’une mise à l’écart). Sainte-Foy a mené longtemps une politique d’intégration, les logements sociaux en construction (chemin de Montray, avenue Charles de Gaulle, etc.) répondent à l’inclusion que nous appelons de nos voeux. Saluons cet effort plutôt que de jouer dangereusement sur la peur de l’autre.

Boris Vian disait : « La beauté est partout. Ce n’est pas elle qui manque à nos yeux, ce sont nos yeux qui manquent à l’apercevoir ».

Hervé TULOUP, Marie-Pierre DUPUIS, Yvette LATHUILIERE, Cyrille ISAAC-SIBILLE. 

Agir avec vous

Agir ensemble pour Sainte-Foy dans la Métropole

De nombreux maires de l’agglomération lyonnaise avaient porté l’espoir que la Métropole demeure une association de communes …ils n’ont pas été entendus et la prochaine échéance électorale verra se mettre en place une assemblée métropolitaine qui n’assurera plus la représentation des territoires. Nous le regrettons.

Certes, la machine métropolitaine est plus que jamais tournée vers l’efficacité mais il est désormais manifeste qu’elle échappera après le scrutin de 2020 au contrôle des communautés d’habitants de son territoire. Et il n’y a guère de sujets sur lesquels ou ne nous dise, de manière parfois fondée, que les politiques de la Métropole viennent entraver les projets communaux : voirie, transport, orientations d’urbanisme relèvent en effet pour l’essentiel des compétences de la Métropole, comme aussi désormais une bonne part de la politique sociale et du logement.

Cette situation est l’occasion de réaffirmer que :

C’est une nouvelle forme de gouvernance qui s’impose et qui doit se fonder sur l’écoute et la participation des habitants. A ces conditions, la Métropole est une chance et Sainte-Foy y trouvera toute sa place. Notre groupe s’engage résolument à mettre tout en oeuvre pour les réunir dans le projet qu’il portera pour le prochain mandat.

Florence CAMINALE, Philippe PONTVIANNE

Sainte-Foy À Venir

La mixité sociale : Honni soit qui mal y pense

Lors du conseil municipal du 5 juillet 2018 a été soumis au vote des élus un Contrat de mixité sociale destiné à corriger l’insuffisance des logements locatifs sociaux dans notre commune. La ville de Sainte-Foy-lès-Lyon ayant fait l’objet d’un constat de carence par le Préfet du Rhône a ainsi subi une majoration du prélèvement SRU de 31% pénalisant cette année les Fidésiens de 433.000 €.

L’objectif de ce contrat qui engage l’Etat, la Métropole, la Commune et plusieurs bailleurs sociaux, dont Alliade Habitat, Immobilière Rhône-Alpes, ABC HLM,Grand Lyon Habitat et Vilogia, est de permettre à notre commune de disposer d’ici 2025 d’un nombre total de logements locatifs sociaux représentant 25% de leurs résidences principales. Pour ce faire notre commune est soumise à des objectifs triennaux de production de logements locatifs sociaux à partir des 12,68 % réalisés au 01/01/2017. L’objectif arrêté pour l’échéance 2022 est fixé à 25%.

Ce contrat couvre les deux périodes triennales SRU 2017-2018 et 2020-2022 et, il pourra être mis fin à ce contrat de façon unilatérale par l’Etat. Un comité de suivi annuel est mis en place dont la première réunion est prévue au premier semestre 2019. Rappelons que pour la période triennale 2017-2019 l’objectif fixé s’élève à 401 logements locatifs sociaux. Aujourd’hui le nombre des opérations arrêtées n’atteint que 137 logements locatifs sociaux. Pour la période triennale suivante 4 projets sont à l’étude à Laurent Paul, Boulevard de l’Europe, Ecole de la Gravière et la Salette sans que soit précisé le nombre de logements concernés.

Des mesures d’aide ou d’accompagnement sont prévues dans ce contrat en terme de mobilisation du foncier, d’instruction des dossiers et de soutien financier de la part de l’Etat. De son côté la Métropole s’engage à mobiliser l’ensemble des leviers dont elle dispose, les bailleurs sociaux entre autres s’engagent eux à rechercher des opportunités foncières et immobilières permettant le développement des logements sociaux.

Malgré tous ces dispositifs, qui sont pour nous insuffisants, notre commune est incapable de réaliser les objectifs et pourra donc faire l’objet de l’exercice du droit de préemption détenu par l’Etat ou la Métropole. Ainsi nous pourrions être dessaisis de la maîtrise de notre avenir en terme de logement. Sur ce contrat de mixité sociale notre groupe a participé très activement aux débats. Il a fait une douzaine de propositions qui n’ont pas été retenues et, dont chacun peut prendre connaissance en se connectant sur le site de Sainte-Foy Avenir.

Jacqueline VERDIER, Serge REPLUMAZ, André VALENTINO
/ www.saintefoyavenir.org

Sainte-Foy Bleu Marine

Notre patrimoine historique vaut bien mieux qu’une simple loterie

Lors des Journées Européennes du Patrimoine mi-septembre, un focus tout particulier a été porté sur le lancement par le gouvernement du Loto du Patrimoine. Vous savez, ces tickets à gratter, 12 millions au total au prix unique de 15 euros, six d’entre eux offrant un jackpot de 1,5 million d’euros.

Dix-huit projets nationaux ont été choisis pour bénéficier des premiers fonds récoltés par le Loto du Patrimoine dont nos magnifiques vestiges de l’Aqueduc du Gier situés principalement sur les communes de Chaponost et de Sainte-Foy-lès-Lyon. A cette occasion, notre ministre de la culture elle-même s’est foulée d’un déplacement pour promouvoir l’importance cruciale de ce nouveau Loto. Il semble tellement normal pour tout à chacun que le sauvetage de nos monuments en péril ne dépende que d’un simple jeu de hasard ! Il s’agit bien là de la vision macroniste d’une France jetable, à l’opposé de la vision du Rassemblement National qui défend une France durable.

Car, soyons clairs, seulement 10% des mises soit 1,5 euros serviront à sauver nos monuments en péril. Stéphane Bern a déclaré « la Française des jeux veut trouver un autre public »… Traduction : l’Etat cherche un nouveau pigeon au nom de la cause nationale ! Car rappelons que sur un jeu de 10 euros, l’Etat récupère 3 euros, la plus grosse part après les joueurs, via divers taxes et impôts.

Rappelons en outre que le gouvernement devrait normalement provisionner une part conséquente du budget national à l’entretien de notre patrimoine cultuel, culturel et historique, et qu’il ne nous appartient donc pas de sauver individuellement notre patrimoine en marge de notre part d’imposition déjà très élevée, une des plus élevées d’Europe. Si malgré cela, vous souhaitez défendre une France durable sans être le « couillon » du jour, faîtes comme moi ; faites un don de 15 euros directement sur le site de la Fondation du Patrimoine qui vous offre une magnifique escapade aux quatre coins de notre très beau pays. Certes, vous n’aurez aucune chance de gagner au grattage mais vous aurez 100 % de chance de bénéficier d’un crédit d’impôt !

Muriel COATIVY
Tél. 04 72 77 50 00 / 

Majorité

Sainte-Foy, ville associative

Le succès du forum des associations organisé par la Ville, le 8 septembre dernier ,a une nouvelle fois montré à quel point les Fidésiens peuvent s’appuyer sur un tissu associatif riche et divers qui participe pleinement à l’attractivité de notre commune. De nombreux bénévoles s’investissent dans ces associations. Il faut ici les remercier chaleureusement pour leur engagement au service de l’intérêt collectif. Nous devons nous rendre compte que l’organisation de tous les événements associatifs sur la commune est le résultat d’un énorme travail de l’ombre de ces centaines de bénévoles qui assument souvent de lourdes responsabilités.

Cet engagement bénévole conforte notre choix d’une politique communale résolument volontariste en matière de soutien aux associations. Chaque année, l’équipe majoritaire défend le maintien de l’enveloppe des subventions destinées aux associations. Nous faisons ce choix en responsabilité car il est hors de question de leur faire subir le contexte financier restreint imposé par l’État. Dans le même esprit, nous avons décidé une mesure tout aussi essentielle : la gratuité des salles communales pour les associations fidésiennes.

Bien plus qu’un slogan, cette politique est une réalité concrète complétée par un soutien matériel, logistique et en matière de communication au quotidien.

Nous nous apprêtons à aller plus loin pour les associations avec le lancement des « Ateliers de la vie associative » le mois prochain. Le principe est de mettre autour de la table la Ville et les associations représentatives du tissu local afin de travailler ensemble sur différentes thématiques. La première édition traitera de la question du bénévolat car il s’agit bien du coeur de toute association. La Ville est bien plus qu’un soutien, elle est un véritable acteur qui oeuvre pour garantir un dynamisme associatif indispensable au territoire.

Chantal NOUHEN - Groupe Pour Sainte-Foy